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(Of course, any resemblance to the names, character, or history of any person is coincidental and unintentional...) (Bien sûr, toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé ne serait que pure coïncidence...)

01 juillet 2009

Crise de Foi

Voilà, nous y sommes. Demain soir je fais ma valise pour les épreuves du CAPES oral se déroulant à Lille. Les derniers jours ont été particulièrement éprouvants. Entre insomnie et épuisement, crises d'angoisses et paralysie mentale totale, le moral n'a vraiment pas été bon. En lisant les forums de concours, je retrouve des témoignages qui ressemblent à ce que je ressens. JAMAIS je n'ai été aussi stressée de toute ma vie. Et ça va faire deux semaines que ça dure. Je n'arrive pas à me concentrer, j'ai perdu toute confiance en moi, j'ai l'impression de ne rien savoir et d'aller droit dans le mur. L'horreur.

Et puis, comme si ça ne suffisait pas, lundi, j'ai reçu un e-mail des États-Unis. Le mail portait en objet le nom d'un de mes amis et dans le contenu, un homme qui portait le même nom de famille me demandait grosso modo qui j'étais. J'ai tout de suite compris. J'ai appelé. C'était son grand frère, que je ne connaissais pas. L'un de mes amis de cœur s'était suicidé. L'expression "je vais me tirer une balle", que j'emploie à tort et à travers sarcastiquement, n'aura plus jamais la même consonance. Parce que c'est ce que Steven a fait. Après avoir avalé des cachets et de l'alcool, histoire de ne laisser aucune part au hasard.

Il était Américain, il avait 53 ans et deux enfants. Nous nous étions rencontrés il y a treize ans, par le biais d'une amie commune, à Paris, où il avait été affecté pendant presque cinq ans. C'était un homme cultivé, raffiné, d'une immense gentillesse. Un des derniers gentlemen. Il avait un appartement de fonction de rêve, place des Ternes, et nous nous y réunissions, mon amie et moi. Il cuisinait cajun ou mexicain. L'hôte parfait, toujours souriant et attentif. Et il était bel homme, ce qui ne gâchait rien. J'aimais passer des soirées chez lui. C'était un indécrottable romantique et parfois, on regardait chez lui des chick-flicks qui n'étaient pas encore sortis en France. Quand mon amie était partie travailler en Camargue, nous n'étions plus que tous les deux. Il m'emmenait dîner japonais, on parlait longuement. Steven était un ami, sincère et loyal. Il n'a jamais laissé paraître son désespoir lorsque je lui téléphonais à Houston, où il était retourné vivre. Il a progressivement fait le vide autour de lui, même avec sa famille, pourtant modèle: aimante et très unie. Son frère m'a dit qu'il était devenu alcoolique ces deux dernières années. Et moi je me suis souvenue d'une soirée tous les deux où l'on avait bu des tequilas dans un bar de la Bastille et où il avait roulé sous la table bien avant que je ne sois saoûle. A l'époque, il n'avait aucune résistance à l'alcool.

La vie est si cruelle, parfois. Il avait quitté Paris parce que l'entreprise américaine dont il était l'un des cadres dirigeants depuis 20 ans ne voulait plus lui payer son salaire ronflant. Ils avaient engagé un petit jeune sans grande expérience à sa place à moitié prix. Un grand classique dans le monde du travail américain. Et puis (alors qu'il était déjà divorcé d'un premier mariage raté), il avait rencontré une Anglaise, était tombé amoureux, l'avait épousée et était rentrée aux Etats-Unis. Steven était un petit gabarit physiquement, 1m63 tout au plus et, pudique et honteux, il avait mis deux ans avant de m'avouer que sa femme était violente et qu'elle le battait. On parle toujours de la violence des hommes, des abus des hommes sur leurs enfants, mais la violence existe aussi chez les femmes, beaucoup plus méconnue du public. Steven avait divorcé et juré de ne plus jamais s'approcher des femmes.

Il n'a jamais cessé de regretter l'époque dorée de sa vie à Paris. Son frère m'a dit que sa maison était remplie de livres et de photographies sur Paris. Moi aussi, je suis nostalgique de cette époque et de notre amitié.

Son frère m'a expliqué qu'il avait trouvé mon nom et mon numéro de téléphone juste à côté du combiné. Alors que, le temps filant, nous ne nous étions pas parlé depuis plus d'un an et que, objectivement, ce numéro n'avait rien à faire là. Qu'as-tu voulu me dire, Steven? Etait-ce juste pour faire en sorte que je sois prévenue alors que tu n'as laissé aucun mot expliquant ton geste? Etait-ce un appel au secours muet et tardif? Je ne le saurai jamais.

On se gave de faits divers fictionnels à la tv, de tables de dissection peu ragoûtantes à 20h40 dans "Les Experts" alors qu'on finit de dîner, et l'on n'imagine jamais à quel point le fait divers peut être proche de nos vies. Steven est devenu un fait divers, sordide, avec découverte du corps, appel à la police, légiste et autopsie. Et les images n'ont cessé de défiler dans ma tête ces deux derniers jours de ce que ces instants ignobles ont dû être. La télévision a collé bien trop d'images faciles sur tout cela. Et moi je ne peux pas croire que ce bel homme souriant, chaleureux, mon ami, a pu devenir un corps tragique et défiguré parmi d'autres sur une table métallique glacée.

Après avoir longuement parlé à son frère, j'ai téléphoné à sa mère, en Louisiane. Ses mots se sont imprimés dans ma mémoire: "When I heard, I thought I was going to faint, but I didn't."

La résilience de l'humain est stupéfiante. On ne sait pas comment, mais on survit, on avance. Vendredi, CAPES; jeudi prochain, Agrég. Et que je réussisse ou que j'échoue, finalement, cela aussi ne sera qu'un fait divers dans un grand tout, trivial et anonyme, et le monde continuera de tourner, de produire des faits divers petits comme des humains et grands comme des tragédies. Et nous continuerons de cheminer, chacun sur notre trajectoire mystérieuse et aléatoire, entre deux faits divers.

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15 juin 2009

Big Rabbit's Bad Mood

Il flotte, il flotte, il flotte, mes révisions n'avancent pas d'un iota, je suis crevée, découragée, démoralisée, la liste des choses à faire ne cesse de s'allonger... Je n'ai aucune envie de me précipiter à la BNF pour bosser... Bref, un bel exemple de météo maussade.

Big_Rabbit_s_Bad_Mood

J'ai découvert cette chanson de Lily Allen que je trouve relativement excellente et qui reflète bien mon humeur du jour...


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02 juin 2009

Prosper, youp la boum (part 2)

Ben les zamis, c'est pas tous les jours qu'il fait beau dans le meilleur des mondes,

JE SUIS ADMISSIBLE A L'AGREGATION AUSSI!!!!!!!

not bad for a first try, huh...?

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29 mai 2009

Prosper, youp la boum, c'est le roi du pain d'épices...

Yé souis ADMISSIBLE AU CAPES EXTERNE!

En route pour les oraux qui comptent double, du vendredi 3 au dimanche 5 juillet à Lille.

RDV mardi pour les résultats des écrits de l'Agrégation... J'ai décidé que si j'étais admissible, c'était formidable. Et si je ne le suis pas, ce n'est pas plus mal parce que je pourrai consacrer tout mon temps aux épreuves orales de didactique et grammaire.

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13 mai 2009

Hommage au Deuxième sexe

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10 mai 2009

Blogdifferent adopte un hamster virtuel

Je vous présente Sushi le hamster. Cliquez, placez votre curseur sur les éléments de son univers et observez comme il agit...

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09 mai 2009

L'étudiante

L_Etudiante

Sophie Marceau dans l'Etudiante de Claude Pinoteau (1988)

Près de deux mois écoulés depuis mon dernier post, j'ai rarement été aussi silencieuse. Mais bon, il faut dire que ma vie se caractérise présentement par 1) un retrait caractérisé du monde à visée studieuse et 2) un manque d'inspiration total allié à une tenace culpabilité pour tout ce qui n'est pas l'objet de mes études.

Quelle n'est pas ma surprise de découvrir à mon retour une nouvelle interface Canalblog, vert tendre comme le printemps.

Je suis épuisée ces temps-ci. Je n'ai toujours pas pleinement récupéré des écrits de l'Agrégation. Je n'avais pas conscience à quel point il pouvait être difficile de passer les deux concours la même année. Je comprends mieux pourquoi les Normaliens font l'impasse sur le CAPES. Je croyais que c'était du snobisme, et c'est en partie vrai, mais c'est aussi, je pense, par souci de s'économiser. Enchaîner les deux, cela tient de la barbarie. D'ailleurs, je tiens à dire que l'entraînement à la prise d'otage au stage commando, c'était de la guimauve à côté du sentiment de prise d'otage ressenti pendant les 6 heures de composition de linguistique.

Je ne m'attendais pas à cela, mais j'ai ressenti un vrai sentiment de fierté et de satisfaction personnelle en sortant de la dernière épreuve de l'Agrégation. Et non, pour répondre à Sparlate, je n'ai pas fait partie des malheureux agrégatifs bloqués sur le RER B. Encore heureux. J'ai été présente aux quatre épreuves, je suis allée au bout de chaque sujet (sauf la linguistique, mais j'ai réussi à faire dix fois plus que ce que j'avais anticipé et c'était un tel dépassement de moi-même, vu mon niveau médiocre en la matière, que j'étais euphorique en sortant de l'épreuve). En bref, après avoir survécu au CAPES, j'ai aussi survécu à l'Agrégation. Malgré cinq nuits blanches d'affilée.

Comment cette seconde série d'épreuves s'est-elle déroulée? Assez bien pour que je ne me dise pas que je n'ai aucune chance d'être admissible. Et c'est déjà pas mal! Maintenant, vu la sévérité des notations au niveau Agrég, je ne peux pas non plus dire que je suis admissible. Mon impression est que je suis sur le fil du rasoir: très proche de l'admissibilité, soit juste en-dessous, soit juste au-dessus. Je garde espoir car j'ai la sensation que le seuil d'admissibilité va être un peu plus faible cette année: d'une part, c'était le cas à l'Agrégation interne, d'autre part, il a le facteur RER (statistiquement, vu le nombre de personnes concernées, il y aurait aussi eu des admissibles parmi elles), et le facteur Everyman. Le premier jour, le sujet de l'épreuve de dissertation (7 heures) est tombé sur la pièce religieuse médiévale (datée de 1495), Everyman. Et, au bout de 2h30, quand le départ de la salle a été autorisé, ça a été la nuée de criquets en direction du bureau de remise des copies. Moment jouissif. Le président du jury, qui est l'un de mes professeurs, m'a dit qu'il avait  lui aussi l'impression qu'il y avait moins de copies cette année. Et j'étais effectivement surprise de voir la quantité de gens dans ma salle (nous étions classés alphabétiquement, je voyais donc les mêmes têtes tous les jours) qui ont rendu au moins une copie blanche. Le détail rigolo cette année, c'est que nous sommes notés comme les champions de natation, au centième de point près. Imaginez l'angoisse de quiconque ratera l'admissibilité à 0,01 point! Quelle mauvaise blague...

Donc, épreuve par épreuve, voici mon pronostic:

1er jour: dissert en français: "Théâtre et théologie dans Everyman". L'oeuvre ne m'inspirait pas du tout mais, s'agissant d'une pièce religieuse, le sujet était relativement bateau. Qualités: je n'avais pas grand' chose à dire et donc j'ai beaucoup soigné le plan et l'écriture. Défauts: j'ai un peu paraphrasé la pièce, et je n'ai pas fait une dissert cultivée. Fourchette de notation envisagée: 3-7/20 (la moyenne de l'agrég est à 8 et c'est tout sauf évident d'avoir au-dessus de 8).

2ème jour: commentaire de texte en anglais. Voir le sujet ici. C'est tombé sur l'Empire de l'Exécutif américain, sujet que j'avais énormément bossé. J'ai eu l'impression de cartonner. Mais comme j'avais énormément de choses à dire, j'ai peut-être un peu moins assuré au niveau du plan. Mais je suis persuadée d'avoir trouvé des éléments que quasiment personne n'aura trouvé (par exemple, sur la spécificité du point de vue d'un sénateur démocrate s'exprimant devant le Congrès). Je connais tellement bien la politique américaine maintenant que je pourrais sans problème donner un cours de fac dessus. Je me suis vraiment passionnée pour cette question. Fourchette de notation envisagée: 8-14/20.

3ème jour: linguistique. Voir le sujet ici. J'avais appris l'alphabet phonétique la veille (et le matin dans le bus) et j'ai répondu à toutes les questions (sur 6 pts). J'ai fait 1/3 de la linguistique, par manque de temps (sur 14 pts). Notation envisagée: 1,5-6/20.

4ème jour: version et thème. Voir le sujet de thème ici. Et le sujet de version ici. Premier commentaire: je me demande si c'était possible de choisir encore plus soporifique comme textes? Truman Capote écrit si bien, ils pouvaient pas trouver mieux, non?! Quant à Queffélec, qui semble passionner les profs de traduction, beurk beurk beurk. J'envie ceux de l'Agrég interne qui ont eu Zola en thème. J'aurai adoré. Et certainement plus creusé l'écart. Mais bon, dernier jour, épuisement et détraquement physique total (j'avais encore une rechute de sinusite, j'étais sous antibios), pas dormi depuis 5 jours, j'ai mis tous mes efforts dans la version et j'ai planté le thème par manque de temps. Je suis d'autant plus dégoûtée que la traduction est ma matière forte, j'ai eu entre 14 et 16 toute l'année, ce qui est exceptionnel en Agrégation, mais là, j'étais à bout de forces. Alors que je comptais tellement sur ce coefficient 2 (le seul coefficient 2 de l'écrit), j'ai foiré. En fait, les deux textes étaient relativement simples au niveau du vocabulaire, mais les deux présentaient de réelles difficultés de rendu de traduction. D'ordinaire, la version est plus difficile et le thème plus facile, et comme je n'ai aucune difficulté en anglais, je consacre d'ordinaire la majorité du temps sur la version. Et donc là, je me suis fait avoir par la complexité du thème. A 1/4 d'heure de la fin, il me restait la moitié du texte à traduire. J'ai réussi, mais vraiment à la bourre, sans réfléchir plus d'une seconde à chaque mot car je n'avais pas le temps. J'étais totalement dégoûtée. Fourchette de notation estimée: 8-12/20 pour l'ensemble de l'épreuve (je pense que ma note de version compensera ma note de thème).

Un détail me fait sourire. Vous connaissez peut-être le jeu dessiné anglo-saxon "Where's Waldo?" Il s'agit de retrouver le petit personnage de Waldo au sein d'une foule. Eh bien, dans trois de mes copies, j'ai écrit une grosse bêtise sur un point de détail. Mais comme nous ne sommes pas nécessairement relus par des personnes spécialistes de la question, la probabilité existe pour que mon erreur passe inaperçue, hihihi. Les correcteurs sauront-ils trouver l'erreur? Cela m'était arrivé au concours blanc, et la prof, pourtant spécialiste du sujet et auteur de référence en la matière, n'y avait vu que du feu...

waldo

find_waldo

Waldo & "Find Waldo" par l'illustrateur Martin Handford.

Les résultats du CAPES ont été décalés et tomberont le 29 mai, et pour l'Agrég, ce sera le 2 juin. Les oraux débuteront le 24 juin et s'achèveront vers le 16 juillet. C'est interminable. Si vous envisagez un jour de passer ces concours, souvenez-vous de ça. L'Agrégation, c'est un marathon: franchir la ligne d'arrivée est déjà une victoire en soi, même si on est dernier.

Alors oui, j'ai du mal à me remettre des écrits. Les cours ont repris trois jours après! Les deux semaines de vacances pendant lesquelles je n'ai salutairement rien fait n'ont pas suffi à me reposer. Je suis zen le jour, mais je dors très mal la nuit. Et les matières de l'oral sont chiantes à souhait. Autant les matières de l'écrit me passionnaient, j'allais en cours avec plaisir, autant la didactique, la grammaire et la culture générale me barbent incommensurablement. Et cela n'aide pas à avoir la pêche quand on va en cours à reculons...

Les colles de préparation à l'oral ont commencé, alors tous les week-ends, j'ai désormais un sujet d'exposé à préparer. Le passage à l'oral me rappelle les mauvaises heures de ma khâgne. En gros, c'est un savant exercice d'humiliation. Vous avez bossé comme une dingue et le prof vous regarde de haut en vous disant, "Mouais, ça ne vaut pas plus de 6 sur 20". Enfin, je devrais peut-être m'estimer heureuse car, à moi, on ne me dit pas que ça vaut 2 ou 3...

J'ai affirmé que si je n'avais pas l'agrégation du 1er coup (ce qui est plus que probable), je rempilerais l'année prochaine. Mais franchement, bosser à plein temps si j'ai le CAPES, + de 3 à 5h de trajet par jour  pour me rendre dans l'Académie de Versailles dans laquelle je serai sans doute affectée + faire des traductions à côté pour boucler les fins de mois, parce que ce n'est pas avec les 1.340 euros de salaire de professeur certifié que je vais pouvoir payer mon prêt immobilier... je me vois mal en plus repasser l'agrég.

Car la mauvaise nouvelle qui me sape un peu le moral, c'est que toutes mes tentatives pour décrocher un poste en fac à la rentrée se sont soldées par un échec. Pourquoi? Pas parce que je n'ai pas la compétence ni le niveau. Mais parce que je ne rentre pas dans les cinq cas de figure administratifs stipulés par décret ministériel pour postuler à un poste d'ATER. Putain de bureaucratie française de merde. Et putain de pions de l'Education Nationale qui n'ont rien de mieux à faire que de pondre des décrets qui n'ont rien à voir avec le mérite de l'enseignant. Bref, pour raccourcir l'histoire, je pourrai postuler à un poste de PRAG (professeur agrégé) en novembre 2009 (si j'ai au minimum le CAPES) et à un poste d'ATER en mai 2010. Mais pour la rentrée 2009-2010, je ne vais pas couper à l'affectation en collège-lycée en banlieue profonde. Au passage, j'en profite pour vous dire que, vu que le gouvernement réforme sans préciser ses réformes, on ne sait toujours pas comment va se dérouler notre année de stage dans moins de 5 mois (toujours si j'ai le CAPES). Les IUFM ont-elles disparu? Va-t-on avoir cours à la Fac à la place? Puisque former des profs pendant un an "coûte trop cher à Bercy", allons-nous démarrer l'année avec un plein temps de 18 heures d'enseignement (20 en lycée technique) ou avec les 8 heures réglementaires pour l'année de stage? C'est le flou le plus total. A Nanterre, c'est la révolution. Les étudiants ont bloqué tous les escaliers d'accès aux salles de cours avec les tables et les chaises prises dans les étages. On dirait une Fac fantôme. Les salles sont littéralement vides. Et la contestation ne s'essouffle pas. Et ils ont raison. Les réformes proposées sont dramatiques pour les élèves et pour l'avenir de la recherche en France. A titre d'exemple, le CAPES d'anglais va être réformé pour ne plus contenir aucune épreuve d'anglais oral. Il y aura une seconde épreuve de didactique à la place.  Parce que connaître les Instructions Officielles et la dernière réforme académique en cours (où on vous dit que l'élève, c'est un apprenant et qu'en tant que professeur, vous devez vous situer dans l'actionnel), c'est important, hein... Vous imaginez des enseignants en langue dont on n'aurait jamais évalué le niveau oral de la langue qu'il vont enseigner? Aïe amme anne Anglische titchère, dou you laïk maï Anglische? Mais bon, je parlerai de ça un autre jour parce qu'un tel niveau de stupidité ministérielle, ça se passe de commentaire. 

Mademoiselle Chat m'a fait une grande frayeur pendant les vacances. Elle avait totalement cessé de se nourrir. Mais là, c'est juré, l'appétit est revenu, chat va beaucoup mieux. Chat ronronne dans les chaumières. Et dans mes bras sur le canapé devant la tv. Le bonheur, parfois, c'est simple comme un miaou.

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14 mars 2009

Houston, we have landed

C'est officiel, j'ai survécu aux écrits du CAPES externe d'anglais. Maintenant, faut poireauter jusqu'au 16 mai pour les résultats d'admissibilité et, si grand bonheur, enchaîner sur trois jours d'oraux à Lille entre le 28 mai et le 14 juillet. Résultats d'admission le 15 juillet.

Si ça vous amuse de savoir à quelle sauce j'ai été mangée, gribiche ou airelles, vu que je suis totalement insomniaque et que, de toute évidence, je n'ai rien de mieux à faire de mes nuits (et dieu sait que j'aimerais pourvoir dormir pour rattraper mon sommeil pathologiquement en retard...), voici le détail:

Jour 1: Commentaire de civilisation en anglais sur l'un des premiers discours de campagne de JFK en 1960 (5 heures), voir le doc ici: CAPES___JFK____The_Presidency_in_1960_

Jour 2: Dissertation de littérature en français sur "Les règles du jeu dans Jane Eyre, le roman de Charlotte Brontë et le film de Franco Zeffirelli" (5 heures)

Jour 3: Version (texte d'Anita Brookner) + Thème (extrait de L'élégance du hérisson de Muriel Barbery), le tout en 5 heures également, voir le doc ici: Epreuve_de_traduction_Capes

C'est ainsi que j'ai découvert que:
- Suroît = chapeau ciré de marin = southwester (seule l'Académie de Rennes aura su ce que c'était et encore, je serais étonnée qu'une seule personne sur les 5.000 inscrits ait trouvé cette traduction)
- Frond (en anglais) = partie feuillue du palmier ou de la fougère, ou de toute autre plante ou algue qui se divise en plein de feuilles longues et étroites. Par extension, on peut comparer des cheveux à ça comme dans le texte dont il était question.

D'ores et déjà des interprétations très intéressantes des sens possibles de ces deux mots attestées sur des forums liés au concours. Qui a dit que les intellos n'étaient pas créatifs?!

A part ça, je suis pas peu fière, le Boston Globe a publié l'une de mes photos. Sachant que c'est l'un des premiers quotidiens américains, ça fait plaisir. Même s'ils ont recadré ma photo au quart de ce qu'elle représentait. Les sagouins! Ils le savent pas qu'on est des artistes?!

C'est mignon quand je fais semblant de me plaindre, hein...

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24 février 2009

Houston, we have a problem

Hier encore, c'était le mois d'octobre, le début des cours, et là, argggh, le CAPES, c'est J-15. (début le 11 mars) Je me suis fait un planning de révisions qui est tout sauf un planning de révisions, parce que pour réviser, cela impliquerait que j'aie déjà fait le tour du programme une première fois, alors que là, je cherche frénétiquement à compléter une seconde lecture des œuvres (voire une première lecture de certaines questions de civilisation). Parce que j'ai tout oublié de la première lecture.

Donc, mes journées théoriques ressemblent à ça:
- Matin: 3-4h sur un aspect de la présidence des Etats-Unis. Aujourd'hui, la présidence et les médias. Demain, les retours de bâton avec le Congrès. Ensuite, les principaux arrêtés de la Cour Suprême. Et après, j'attaque l'historiographie.
- Après-midi: 100 pages de lecture. Cette semaine, Les raisins de la colère, 480 pages + 300 pages de notes critiques; la semaine prochaine, King Lear qui, au passage, est la pièce la plus longue de Shakespeare, environ 300 pages + 150 pages de notes. La semaine dernière, j'ai bouclé les 400 pages de Jane Eyre.
- Soir: soit je regarde une adaptation d'une de ces trois œuvres, soit je lis des critiques sur Jane Eyre, soit je transcris une conférence sur Jane Eyre.

Et le truc formidable, c'est que le planning d'action/révision que je me suis fait permet de tout passer en revue d'ici le concours. Prévoyante et organisée comme je suis, j'ai même fait un planning similaire pour les  17 jours qui séparent les écrits du CAPES des écrits de l'Agrég (début le 31 mars). Vous voyez, ce n'est pas la motivation qui me fait défaut. Même si j'ai un peu de mal à dormir, mes niveaux de stress à ce stade sont tout à fait acceptables, j'ai le moral, et je suis fière de dire que, contrairement à ce que je soupçonne être le cas  de nombre de mes camarades de classe hystériques, je n'avale rien d'autre que des vitamines. L'âge apporterait-il finalement quelque sagesse?

Maintenant, dans la vraie vie, je me débats un peu avec mon planning de révisions. Parce qu'à mon rythme, je réalise que pour tout passer en revue au quotidien, il me faudrait 12 à 14 heures de travail. Et ça, avec la meilleure des volontés, je n'y parviens pas. J'augmente progressivement mon rythme, et j'arriverai sans doute à ce chiffre d'ici 15 jours, mais pour l'instant, quand j'ai fait 7h de travail intensif, je suis lessivée. Hier, j'ai lu 90 pages des Raisins de la colère, lu 10 pages de critique sur Jane Eyre, et c'est tout, rien sur la Présidence et aucune adaptation le soir. Mon problème, c'est que je lis lentement, 10 pages par heure quand je surligne et prends des notes. Je suis capable de lire en diagonale mais comme, dans le cas présent, le but est de mémoriser l'œuvre, ça ne servirait à rien. Là, j'arrive à 15 pages par heure sur Steinbeck. Mais bon, faîtes le calcul du temps nécessaire pour lire 100 pages... et je suis toujours dans les choux.

Bref, c'est pas gagné...

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30 janvier 2009

C'est fou Youtube...

C'est que ça en fait des souvenirs...

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21 janvier 2009

For BD's a jolly good fellow

Incroyable mais vrai, le blog fête ses quatre ans d'existence aujourd'hui... et moi mes trente-cinq.

Quand j'ai appelé Yannou tout à l'heure, il m'a dit qu'il était en retard pour aller se pacser. Alors voilà, au lieu de deux événements à fêter le 21 (ou plutôt trois, puisqu'il y a aussi l'anniversaire de ma mère étant donné que nous sommes nées le même jour), eh bien, il y aura désormais quatre raisons de célébrer le 21 janvier.

Ah, et puis, j'allais oublier la naissance du King (Martin Luther, pas Elvis, hein). Et l'investiture J+1 d'Obama. Et la fin de la monarchie. Et, et, et...

En fait, aujourd'hui, il y a plein de raisons d'être heureux. 

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20 janvier 2009

The American Presidency Project

En ce jour historique d'inauguration de la 44ème présidence des Etats-Unis, si, comme moi, vous étiez trop débordés pour regarder l'événement en live, voici la vidéo complète piochée sur YouTube:

Ainsi que le texte intégral du discours d'inauguration: http://www.presidency.ucsb.edu/ws/index.php?pid=44

La question au programme de civilisation de l'Agrégation externe d'anglais étant cette année: "l'Empire de l'Exécutif, la présidence américaine de 1933 à 2006", on nous a recommandé ce site inestimable comme outil historique, qui reproduit l'intégralité des discours et allocutions de tous les présidents des Etats-Unis de George Washington en 1789 à Barrack Obama: http://www.presidency.ucsb.edu/ws/

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24 décembre 2008

It's Christmas time again

Alors, Merry Christmas à tous et plein de bonheur pour les fêtes. Meilleurs voeux pour que 2009 commence du bon pied!

Love from BD

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17 décembre 2008

Saturation des couleurs

Pour changer, il pleut sur Paris. J'écoute le dernier album de Norah Jones, étonnamment jazzy, très abouti, au lieu d'aller à mon cours d'agrég sur Shakespeare, qui se révèle particulièrement naze, une interminable paraphrase de la pièce. Je trouve cela assez frappant d'ailleurs d'observer à quel point nos enseignants sont scindés en deux groupes: ceux qui se donnent vraiment du mal, nous mâchent le travail au maximum, et ont manifestement passé tout leur été à préparer ce semestre, et ceux qui se défaussent totalement de leurs responsabilités et n'en fichent pas une, ce que je trouve particulièrement honteux une année à concours. Lorsqu'on a un minimum de conscience professionnelle, on n'accepte pas un cours d'agrég si on n'est pas préparé à y passer du temps. En cela, je suis nostalgique des cours de khâgne, dans lesquels je puise d'ailleurs allègrement. Car, c'est l'un des détails amusants dont on prend conscience, au sein du programme (métonymie de la culture en général), tout se recoupe. Exemple: le débat sur l'abolition de l'esclavage éclaire certaines réflexions colonialistes dans Jane Eyre de Charlotte Brontë, qui relate une errance (le gros jeu de mot de l'année: Jane Eyre erre), qui n'est pas sans évoquer le Pilgrim's Progress de Bunyan, lui-même largement inspiré d'une œuvre telle que Everyman. Autre exemple: dans le sujet de civilisation "L'empire de l'Exécutif américain", on étudie les lois du New Deal et la crise de 1929, elle-même le sujet des Raisins de la colère, qui revisitent la notion de pastoralisme, elle-même parfois présente dans Jane Eyre.

Au programme d'hier soir, sortie groupée entre agrégatifs pour la représentation d'Everyman, "morality play" médiévale (XVe siècle) à l'amphi Richelieu de la Sorbonne par une troupe d'acteurs écossais. Je recommande la conception médiévale de la religion déclamée par des acteurs à la diction parfaite mais à l'accent écossais à couper au couteau, dépaysement garanti.

Voilà, That's All Folks, parce que je ne sèche que le premier cours... il faut que je file pour ma dose bi-quotidienne de "en raison d'un mouvement social, 1 train sur 2 environ sur le RER A". C'est beau la créativité à la RATP...

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15 décembre 2008

Ma vie de no-life

Avec l'agrégation, je suis devenue une "no-life" (traduisez: une "sans-vie sociale"), parce que ma vie c'est:

- lever: 6h30
- "en raison d'un problème électrique en gare de Poissy, le trafic est fortement perturbé sur le RER A"
- 5h de cours
- manger avec un lance-pierres un délicieux sandwich au goût de craie de la cafét de Paris X
- 5h de cours
- "incident voyageur grave, trafic interrompu sur le RER A"
- arrivée vers 20h à la maison
- 2h de travail
- manger n'importe quoi, et en particulier rien de compatible avec un repas équilibré parce que j'ai pas le temps de faire les courses
- 1h de télé pour me laver la tête et oublier que je vais me prendre une tôle au concours
- 5-6h de sommeil
- lever: 6h30
- "en raison d'un acte de malveillance, le trafic est interrompu sur le RER A entre Gare de Lyon et La Défense, veuillez emprunter les correspondances"

En fait, on est rapidement gagnée par un sentiment de déjà-vu (prononcer à l'anglaise: "deille-ja-vou").

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02 novembre 2008

Dans la tourmente

Voilà longtemps que je n'avais pas eu un tel sentiment d'inadéquation intellectuelle. Depuis la khâgne, pour être exacte. Je me souviens encore péniblement de la centaine d'heures passée sur une dissertation de lettres pour me récolter un 3/20.

Après les statistiques amusantes de la préparation à l'agrégation, vient le temps des doutes, des remises en questions, de l'auto-dépréciation. Certes, nous en sommes tous là. Mais du lot semblent émerger quelques têtes dont l'on devine à l'avance qu'elles sortiront triomphantes de cette épreuve. Les bêtes en linguistique, celles qui ont déjà ingurgité tous les livres en civilisation, celles qui avaient déjà lu tout le programme avant même le début des cours (oui, j'ai oublié de le préciser, mais nous ne sommes que des filles, 19 filles en  Agrég). Je n'ai pas le sentiment d'en faire partie. Je travaille avec une lenteur navrante, je lis comme un escargot, je ne mémorise rien, c'est fou comme j'ai l'impression d'avoir passé l'âge de tout cela. J'ai l'impression de courir droit à l'échec. Je n'ai jamais été une bête de concours, mon truc, c'est d'être un rat de bibliothèque, une bête de recherches. La compétition, le bachotage à outrance, le gavage à l'entonnoir de livres et de dates absconses, je n'ai jamais été faite pour ça.

Certes, je n'avais pas la vocation d'être prof à l'époque où j'ai passé le Concours de Normale, certes, je ne voulais pas devoir dix ans de ma vie à l'État et courir le risque d'être affectée à Dunkerque ou au fin fond de l'Ardèche. Certes, j'ai trouvé ça plus rigolo de jouer ma rebelle et de rendre des copies blanches. Au fond, on ne se rebelle jamais que contre soi-même. Comme je me mords les doigts de cette inconséquence de naguère! Être passée si près de la sécurité, d'une carrière toute tracée et privilégiée par le sésame Grande Ecole. Si quelqu'un avait pu tenir le miroir de l'avenir devant mes yeux à cette époque-là, comme mes choix eussent été différents!

Je n'avais pas conscience alors d'avoir bifurqué sur une voie de garage. A 19 ans, comment peut-on imaginer que nos choix résonneront encore péniblement seize ans plus tard? Et nos élèves, qui sont de plus en plus immatures, de moins en moins responsables à cet âge, qu'adviendra-t-il d'eux lorsqu'à leur tour, ils feront ces choix mal informés, dans une société perpétuellement en crise et de moins en moins prête à les accueillir et à leur offrir des débouchés professionnels?

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18 octobre 2008

Statistiques agrégatives

Cela avait été évoqué discrètement dans un coin de ce blog il y a quelques mois: cette année, je retourne user mes pantalons sur les bancs de l'université pour passer le CAPES externe d'anglais et, comme l'ambition me rend légèrement maso, l'agrégation externe d'anglais.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que les années à concours sont épuisantes, démoralisantes, inhumaines.

Petit aperçu:

  • Nombre de matières à l'agrégation: 15
  • Nombres d'œuvres complètes au programme de littérature: 7
  • Nombre de siècles d'histoire au programme de civilisation: XXème siècle américain, XVIII-XIXème siècles anglais [Toutes les dates sont à connaître par cœur]
  • Nombre de fois où j'ai fait de la linguistique, de la phonologie et de la didactique au cours de ma vie: 0
  • Nombre de jours où j'ai cours par semaine: 3
  • Nombre d'heures de cours en 3 jours: 24,5 heures
  • Nombre d'heures de pause dans ma journée de 8h de cours le mardi: 20 minutes
  • Horaires de cours du mercredi: 8h30-18h30
  • Heure à laquelle je me lève le matin: 6h30
  • Temps de trajet: 1h aller simple, donc 2h par jour
  • Pourcentage de fois où j'ai fait ce trajet intégralement debout serrée comme une sardine: 80%
  • Nombre de jours où je travaille par semaine: 7/7
  • Nombre d'heures de (mauvais) sommeil par nuit: trop peu pour compter
  • Durée de l'épreuve de dissertation à l'agrégation: 7h
  • Nombre de blocs Rhodia A4 écrits recto verso utilisés par semaine: 1
  • Nombre de bics vidés en 3 semaines: 3
  • Nombre de gros classeurs à levier remplis en 3 semaines: 1
  • Nombre de semaines restantes avant les vacances de Noël: trop déprimant pour compter
  • Nombre de dissertations à rendre: 2 par matière + 1 thème par semaine + 1 version par semaine + des exercices de phonologie et de linguistique
  • Nombre de livres critiques à lire par œuvre au programme: 2 minimum
  • Nombre de pages de lecture aimablement suggéré par les profs en plus de nos heures de cours: 50 pages/jour.
  • Nombre d'heures de cours par semaine où je comprends un mot sur deux: 2h (linguistique)
  • Nombre d'heures de cours par semaine où j'ai envie de me tirer une balle: 2h (linguistique) + 1h (phonologie)
  • Nombre de cafés pris quotidiennement en temps normal: 0-1
  • Nombre de cafés requis pour garder les yeux ouverts depuis le début des cours: 3-4
  • Vie sociale prévue dans les mois à venir: Ø

Ces statistiques seront reconduites.

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16 octobre 2008

Le pays où l'on n'arrive jamais

Mon rêve se déroulait sur une île française, oubliée de tous, sorte de pays où l’on n’arrive jamais, d’utopie uchronique, une île verdoyante nichée dans un bras de fleuve. Il s’ouvrait sur une double péripétie: deux de mes ex, O et G, me déclaraient successivement qu’ils m’aimaient toujours. Hormis cette déclaration, O n’apparaissait plus dans la suite du rêve, réduit à la portion congrue de figurant.

Dans la réalité des faits, je ne peux nier qu’O est le seul de mes ex pour lequel je nourris encore certains sentiments (mais je suis absolument lucide sur le fait qu’aucune issue favorable ne serait possible dans ce domaine-là, nous sommes trop cruellement incompatibles). Disons juste que je suis toujours sous le charme de son intellect brillant, de ses yeux de biche et de son humour ravageur, tout en n'étant absolument pas dupe dudit charme. En revanche, tout est bien fini avec G et je n'entretiens aucun regret à cet égard. Bizarrement, dans le rêve, G avait l’apparence physique de G, mais le ressenti qu’il m’inspirait me fait dire que c’était quelqu’un d’autre que G. Il y avait un sentiment inaccoutumé de plénitude entre nous. G m’emmenait en barque sur l’île pour y passer une journée romantique.

L’île était couverte d’arbres. Puis, soudain, changement de décor, la forêt cédait place à des collines verdoyantes. On montait par une petite route sinueuse et l’on parvenait à la place d’un hameau. Il y avait une église, des petites maisons désuètes et charmantes, certaines à colombages, et une large entreprise de marbrerie de pompes funèbres sur deux étages, étalant ses baies vitrées. J’en m’en étonnai et puis me fis la réflexion que, sur cette île oubliée, ce devait être le seul commerce lucratif. On gravissait encore la route sinueuse jusqu'à atteindre les ruines somptueuses d’un château. G me disait que c’était un château de Louis XIV. Grandioses ruines d'un passé absolutiste révolu : sauvages, dentelées, peuplée de choucas. Je me sentais privilégiée de découvrir ce fragment oublié d’histoire de France.

Ensuite, coq-à-l’âne typique des rêves : disparition du thème sentimental, je retourne sur l’île avec ma mère et ma tante pour la leur faire visiter et, plus particulièrement, pour leur faire découvrir le château.

Fin du rêve.

En m’éveillant, j’ai tout d’abord trouvé qu’il était merveilleux, j’étais grisée par cette île sauvage et oubliée du temps offerte par mon imaginaire. Plongée dans une sorte d’extase ravie. Qui a rapidement cédé le pas à un sentiment d'inquiétante étrangeté...

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10 octobre 2008

And the winners are...

Sans surprise, ex aequo:

Marylène pour www.photographerontheroad.com / www.photographsontheroad.com / www.photographyontheroad.com

et

la personne ayant proposé www.lostinphotography (hélas, le .com n'est pas disponible, utilisé par un Australien qui n'a pas de site actif dessus et ne répond pas aux mails, grrrrrr. Le .net et le .org sont en revanche disponibles mais me plaisent beaucoup moins)

J'avoue que j'hésite encore sur lequel des cinq, précisément, je vais réserver.

En attendant, Marylène, il me faut tes coordonnées pour l'envoi du prix! [mail at blogdifferent point com]

Et merci à ceux qui ont participé et se sont prêtés au jeu!

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14 septembre 2008

Junkie

Coup de cœur:

Source: Oldelaf & Monsieur D (http://www.legrosours.com)

Posté par blogdifferent à 07:21 PM - Mouvement d'humour - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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