blog different .com

(Of course, any resemblance to the names, character, or history of any person is coincidental and unintentional...) (Bien sûr, toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé ne serait que pure coïncidence...)

10 octobre 2008

And the winners are...

Sans surprise, ex aequo:

Marylène pour www.photographerontheroad.com / www.photographsontheroad.com / www.photographyontheroad.com

et

la personne ayant proposé www.lostinphotography (hélas, le .com n'est pas disponible, utilisé par un Australien qui n'a pas de site actif dessus et ne répond pas aux mails, grrrrrr. Le .net et le .org sont en revanche disponibles mais me plaisent beaucoup moins)

J'avoue que j'hésite encore sur lequel des cinq, précisément, je vais réserver.

En attendant, Marylène, il me faut tes coordonnées pour l'envoi du prix! [mail at blogdifferent point com]

Et merci à ceux qui ont participé et se sont prêtés au jeu!

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13 septembre 2008

Concours

Je cherche désespérément un titre pour un nouveau blog photo que je souhaite créer, parallèlement à celui-ci. Je cogite depuis des jours sans le moindre eurêka. L'idée m'est donc venue d'ouvrir un petit concours, comme cela se fait par exemple sur de nombreux blogs de bande-dessinée.

Le concours:

  • Inventer un titre pour mon blog qui ne soit pas encore utilisé (vérifier sur un site d'hébergeur que le nom du site est disponible, par exemple ici: http://www.ovh.com/fr/particulier/produits/domaines.xml).
  • Le titre devra être immédiatement compréhensible en anglais et évoquer la photographie (donc pas de titre en français ou en franglais, et il faut que l'anglais soit correct!) car le site sera rédigé en langue anglaise.
  • Il faudra que ce soit un titre qui sonne bien, facile à retenir, facile à prononcer et à orthographier.
  • L'idéal serait un titre qui me ressemble (mais sans rapport avec Blogdifferent, il s'agira d'un site à visée professionnelle).
  • Le contenu du site: mes photos, cogitations photo, comptes-rendus de conférences, opinions photo, un peu de journal axé photo, quelques lectures photo, etc.

Pour vous donner une idée de ce que je recherche, voici déjà quelques noms qui m'avaient tentée:

  • Frenchphotodiary.com (trop long)
  • Lostinphoto.com (si je fais des photos nazes, le titre risque de se retourner contre moi!!)
  • Darkroomdiaries.com (évoque plutôt l'argentique rétro)
  • Focusonthephoto.com (pas mal?)

Date limite de participation: 1er octobre. J'offre un tirage photo dédicacé au gagnant!

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22 décembre 2007

Marguerite: Ah, je ris...

Vous ne le saviez sans doute pas, mais aujourd'hui, synchro avec le solstice d'hiver (la nuit la plus longue de l'année, donc, pour ceux et ceusses qui suivent), c'est la Journée Mondiale de l'Orgasme. Ou Global Orgasm for Peace, comme l'appellent ses fondateurs, qui émanent de Princeton, rien que ça. C'est sans doute pour ça qu'on trouve un laïus de physique quantique assez créatif pour justifier l'événement. Voilà, c'était juste pour vous aider à vous lever du bon côté du lit, surtout s'il gèle chez vous comme chez moi.

Ca sert aussi à ça la presse, à se tenir informé des choses qui comptent.

[Et puis, pour vous rappeler que vous vous trouvez bien sur un site américain, vous pouvez même acheter le t-shirt pour montrer votre orgasm pride.]

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13 mars 2007

Yellow Brick Blog

Si ça continue, je vais me prendre pour Madame Irma, avec planche ouija, boule de cristal et pattes de poulet incluses. Je me suis tellement sauvée en rêve ces derniers jours qu'apparemment la réalité a suivi [au passage, c'est l'une des théories de Jodorowsky que les rêves ont des vertus curatives, notre subconscient nous permettant de guérir ce que notre conscient ne peut].

En effet, je viens d'être choisie il y a deux heures pour co-écrire avec une collègue journaliste un guide de management. En soi, ce n'est pas ma spécialité, mais le sujet de celui-ci, le "networking" ou "réseautage" en français, m'intéresse.

Etant donné que les bonnes nouvelles viennent apparemment par deux aujourd'hui, je vais avoir une grosse charrette de boulot aussi en mai, où je corrigerai les épreuves d'anglais du concours HEC, à raison d'une quarantaine d'heures par semaine.

Bon, comme il semblerait que j'aie un bon karma business tout à coup, je vais aller jouer au Loto, histoire de voir si les bonnes nouvelles ne viendraient pas par trois.

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P.S. Ajout à 17h: Je vous le confirme, les bonnes nouvelles viennent par trois. Un ami m'a contactée pour me demander si j'acceptais de gérer les tournages étrangers dans les carrières souterraines (étant donné ma relative renommée en la matière) pour la Ville de Paris via l'Office du Film.

[Et je n'ai pas encore joué au Loto!! Ceci dit, en vérifiant l'orthographe de "ouija" tout à l'heure, je suis tombée sur ce site, Magicka, rubrique prénoms, et après avoir fait tous leurs tests de personnalité et d'affinités par prénoms, la sceptique que je suis est héberluée-déconcertée-bluffée par la pertinence des résultats. Et je vous prie de croire que j'ai essayé avec un maximum de prénoms! Allez jeter un oeil et dîtes-moi si c'est pertinent aussi pour vous, je suis curieuse.]

En attendant, je vais au Tabac du coin me faire une grille ou deux, histoire de voir si la chance peut venir par cinq ou six. [Vague réminiscence du sketch de Coluche devant le distributeur de boissons: "Je joue, je gagne, je continue."]

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30 novembre 2006

Nicole Kidman et moi

30 novembre 2006, 10h15

Je suis sur le quai du Général Guisan, au pied du Lac, je regarde les cygnes voguer paisiblement, les mouettes jalouses se pourchasser et les canards lustrer leurs plumes avec leur bec. J'écoute les sons aigus que le violoniste des rues, tout proche, tire de son instrument.

Le contenu de ces quatre derniers jours a été surréaliste, et tout s'est enchaîné à un rythme effréné. Lundi après-midi, je me fais poliment "remercier" de mon job alimentaire. Avec indemnités de licenciement, les trois semaines restantes intégralement payées. Le rêve. Parce que "vous faîtes très bien votre travail, mais vous ne cadrez pas avec le reste des employés, ils ne vous aiment pas, et cela détériore l'ambiance". Sic.

Oui, le rêve: délivrée de ces cons et avec trois semaines entièrement libres et payées que je puis employer à mes reportages.

Dimanche soir, un photographe anglais d'Associated Press me contacte via un forum anglais de photojournalistes. Il est tellement sympathique et un ovni d'humanité dans cette profession ultra-compétitive. Il me glisse à bon entendeur que je devrais essayer d'offrir mes services de photographe à l'Agence Bloomberg, me fournit le contact et la recommandation. J'e-maile dans la foulée.

Mardi, le téléphone sonne: c'est le desk Bloomberg de Berlin. Mon e-mail a été transmis par le desk de Londres. Je discute une heure au téléphone avec le responsable. Nous raccrochons: c'est conclu. Dans les minutes qui suivent, un exemplaire de leur contrat de collaboration me parvient. J'ai peine à réaliser. Le gars a été plus que sympa. J'ai déjà deux commandes.

Mercredi, je fais des photos de la compagnie Swiss International Air Ltd. (ex-Swissair) à l'aéroport de Genève. Je suis sur le tarmac, et je photographie les avions qui décollent. Il y a du brouillard et il pleut, ça ne va pas faire de belles photos, mais je suis heureuse. Un ami douanier de ma mère, débauché pour l'occasion, me promène dans les coulisses: salles du personnel, hangar de tri des bagages.

Bloomberg est comme un mot magique qui ouvre toutes les portes. Mon passage génère une sorte de respect admiratif. Ici, tous connaissent la chaîne Bloomberg, alors son agence photo, c'est tout comme. Je réfléchis même ironiquement au fait qu'AP, agence photographiquement plus importante, serait sans doute moins connue ici car elle ne possède pas sa chaîne tv éponyme.

Je passe sur les détails catastrophiques de cette journée: le capteur de mon appareil numérique se trouve anti-miraculeusement encrassé, toutes mes photos sont striées de noir, je passe huit heures sous Photoshop à cloner les zones de l'image et à gommer et, comble de malheur, ma connection au FTP de Bloomberg ne cesse de planter: je m'y reprends une dizaine de fois, les photos sont reroutées par erreur au desk de New York et pis, j'envoie la version erronée de deux photos. Le cauchemar technologique sans fond. Rien mangé de la journée et, lorsque ma mère me découvre toujours sur l'ordinateur, presque dans un état second dû à l'épuisement, cela fait douze heures que je travaille sans me lever de ma chaise.

Pour mon coup d'essai chez Bloomberg, n'ayons pas peur des mots, c'est un fiasco! Echange d'e-mails cordiaux mais crispés avec le desk de Berlin ce matin. Et aujourd'hui, jeudi, dans moins d'une heure, je suis invitée à l'inauguration de la première boutique grand luxe de montres Oméga à Genève, en présence de Nicolas Hayek, Chairman du groupe Swatch et de l'Ambassadrice des montres Oméga... Nicole Kidman!

[Bon, j'avoue que j'aurais nettement préféré Daniel Craig, le nouveau Bond, également ambassadeur de la marque, mais la conférence de presse avec lui, c'était le 27 octobre à Moscou, concomittante avec la sortie de Casino Royale.]

L'heure avance, je file. Cognacq-Jay, à vous les Studios.

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27 juin 2006

I just can't get enough

Après la formation commando marine, je viens de m'inscrire à la formation commando de l'armée de terre.

Celui-ci a lieu début décembre, dans la neige, à 1300 mètres d'altitude dans les Pyrénées Orientales. Le lieutenant-colonel avec qui j'ai taillé une bavette de cinquante minutes au Ministère de la Défense et qui supervise la formation a l'air fort sympathique.

Non, je ne suis pas maso.

Demain, je m'inscris pour passer mon brevet de secouriste Croix-Rouge [j'ai besoin de revoir ma technique du bouche à bouche... paraît qu'il faut pas mettre la langue. Et dire que j'ai erré toutes ces années...].

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25 juin 2006

Jusqu'au bout de l'Enfer

Je voudrais une minute de silence pour Martin Adler, assassiné en Somalie hier dans l'exercice de son métier au cours d'une manifestation. Il était photographe freelance, comme moi. C'était un grand photojournaliste, récompensé pour son mérite par le prix Rory Peck pour un reportage effectué à Samarra (Irak) et par d'autres prix comme le Amnesty International Media Award (catégorie news) et le Silver Prize for Investigative Journalism.

RSF en parle: http://www.rsf.org/article.php3?id_article=18115

Yahoo News aussi: http://fr.news.yahoo.com/23062006/202/somalie-un-journaliste-suedois-tue-en-marge-d-une-manifestation.html

Une pensée pour sa famille et pour ses deux filles.

En 2005, 63 journalistes et 5 de leurs collaborateurs ont trouvé la mort dans l'exercice de leur métier, plus de 1300 agressés ou menacés. Les nouvelles que vous lisez, écoutez et regardez ont un prix, qui va croissant au fil des années. Les journalistes sont de plus en plus des cibles. Dans de nombreux pays, on les abat sans sommation. Il ne faut surtout pas l'oublier.

Martin était représenté par l'Agence Panos Pictures. Vous pouvez regarder des exemples de son travail ici: http://www.panos.co.uk/bin/panos.dll/go?a=disp&t=us\nw-loader.html&tpl=nw-index.html&_max=0&_maxlb=0 (si le lien ne fonctionne pas, essayez depuis la page d'accueil de l'agence http://www.panos.co.uk)

Il est mort avec son appareil photo en main.

martin_adler

(Source: je n'ai pas trouvé l'auteur de la photo, mais elle provient du site http://www.rorypecktrust.org/Awards2004/Adler.htm, j'espère que son auteur ne m'en voudra pas de l'avoir reproduite ici en mémoire de Martin Adler).

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23 juin 2006

Le retour de Martine Guerre

Je regarde mon corps nu dans la glace.

Jambe gauche : 12 bleus dont un hématome de dix centimètres sur le haut de la cuisse, genou éraflé, 8 piqûres d’insectes.

Jambe droite : 11 bleus, genou éraflé, quelques petites plaies.

Bras gauche : peau déchirée au niveau du coude, 11 bleus, 6 piqûres.

Bras droit : éraflures et plaies multiples sur le pouce et la main, 3 bleus, 10 piqûres. Les marques du serreflex (menottes plastique très serrées) ont enfin disparu de mes poignets.

Torse : plaie sous l’aisselle où je me suis acharnée pour enlever une tique rentrée sous ma peau, quelques éraflures, 7 piqûres.

Dos : quelques éraflures, 3 bleus, 19 piqûres. Reste une tique sous-cutanée à aller me faire enlever (peux pas l’atteindre toute seule...).

Visage : pas de cernes en dépit des 10 heures ½ de sommeil en 4 jours. Dont une nuit d’1 heure ½ et une nuit sans une goutte de sommeil.

Bizarrement, je ne ressens aucune douleur. Ou pas si bizarrement. Il paraît que l'adrénaline supprime la sensation de douleur.

J’ai survécu au stage commando pour préparer les journalistes au départ en zone de guerre.

J’ai rencontré Mohammed Yaya, fixeur en Irak pour TF1, proche ami d’Hussein Hanoun al-Saadi, le fixeur de Florence Aubenas, enlevé comme elle par un groupe islamiste (janvier à juin 2005). J’ai partagé un repas et une après-midi avec Christian Chesnot (otage d’un groupe radical sunnite en Irak pendant quatre mois avec George Malbrunot, de août à décembre 2004).

J’ai couru sous les balles, traversé des checkpoints hostiles, absorbé des notions de déminage et de reconnaissance des armes, appris à donner les premiers soins à un blessé par balle, descendu une falaise en rappel moins de deux minutes après que l’on m’ait expliqué en une minute la technique du rappel, co-piloté une jeep pour traverser un précipice sur deux troncs d’arbre, marché des nuits entières sans lumière et sans lune dans des forêts opaques en terrain escarpé et très accidenté, traversé des ruisseaux tout habillée, j’ai été prise en otage deux fois, questionnée, menacée de torture par électrocution, privée de sommeil pour me faire craquer, on m’a caressé le visage à l’AK47 et tenu un coutelas dentelé appuyé contre la gorge ; on m’a bâillonnée avec du gros scotch, mis un masque serré sur les yeux et la tête dans un sac pendant six heures, j’ai appris à garder mon calme et trouvé le moyen de respirer ; j’ai été malmenée, mise à genoux pendant des heures, enfermée dans une cave, j’ai enduré des positions de stress, j’ai grelotté pieds nus, trempée pendant une nuit glacée.

C’était intense, brutal, traumatisant. Mon coeur n’a toujours pas repris un rythme normal.

Pas une seule fois je n’ai pensé que je voulais faire un autre métier que celui qui est le mien.

Je suis journaliste.

A part ça, je suis bronzée, la silhouette affinée et musclée, et j’ai bonne mine.

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23 février 2006

Au Pays des People

J'avais prévenu dans un précédent post que j'allais balancer un coup sur les rouages de la presse. Voici la première d'une série d'anecdotes.

Un magazine étranger équivalent à Paris Match et dont je suis la correspondante à Paris m'envoie couvrir le lancement du dernier parfum de Paco Rabanne, Black XS, à l'Olympia. C'est un reportage sérieux, sur l'image de la marque.

La soirée est VIP et pleine de people (enfin, le terme est ouvert à discussion, parce qu'en ce qui me concerne, il n'y avait qu'une seule star présente). L'intégrale de l'équipe des Star Academy ou presque, plus des présentateurs tv, des stars has-been, etc. Et au milieu de tout cela, le beau, le grand acteur espagnol, Miguel Bose.

Je pourrais vous parler de la soirée, au cours de laquelle j'ai échangé quelques propos plaisants avec Elodie Frégé, la gagnante de la Star Ac' troisième du nom, toute de cuir vêtue, dont je dois dire qu'elle est charmante et fort sympathique (et la robe en cuir jeune créateur ne gâchait rien). Je pourrais aussi vous raconter mon dialogue avec Nikos Alliagas le présentateur. Me souvenant de l'époque où il était sur LCI, je le taquine, "Alors, ta mère croit encore que tu es journaliste?". Il sourit, et enchaîne, l'air blasé du parfait Don Juan, sur une tirade dans laquelle il se lamente d'avoir autant de femmes qui lui courent après, parce que c'est dur d'en changer toutes les semaines. Ca vous transforme un homme la tv. Je me souviens encore de l'époque pas si lointaine où il était inconnu et gras du bide et présentait "Union libre" avec Christine Bravo. Je le préférais nettement alors.

Mais je m'égare.

Le lendemain, après avoir envoyé les photos au magazine, je vais les mettre en dépôt dans mon agence, histoire de voir si, opportunistiquement, je ne peux pas en tirer une autre publication. Je précise que ce jour-là constitue mon unique incursion professionnelle dans le monde des pseudo peoples. Ma spécialité, c'est plutôt le reportage.

Extrait du dialogue avec la rédac-chef (J).

J: Y'avait qui comme presse à cette soirée?

Moi: Y'avait deux photographes maison, quelques photographes étrangers, un caméraman d'une chaîne câblée, et X de Voici.

J: Ah, ben si X de Voici était là, on va pas pouvoir caser grand' chose dans la presse.

[Moi, intérieurement: c'est ce type puant, odieux, méprisant et condescendant (le photographe de Voici, à qui, vraissemblablement, les peoples ont fait exploser le cibouleau) qui va me piquer mes publications potentielles?]

J: Bon, fais-voir quand même.

(Elle regarde les planches contact)

J: Mais t'as surtout fait des gros plans!

Moi: Oui, je pensais que ça vous intéresserait de les voir de près, puisqu'ils sont censés être difficiles à approcher.

J: Mais non, t'as rien compris, les people, ça se photographie en pied.

Moi (naïvement): Pourquoi?

J: Parce qu'on veut voir comment ils sont habillés.

Moi: Ah...

J (remarquant une photo en particulier): C'est Kamel Ouali, là?

Moi (Kamel Ouali, c'est le chorégraphe de la Star Ac'): Oui.

J: Dis-donc, il transpirait beaucoup ce soir-là...

Moi: Ah, euh, oui, j'avais pas remarqué.

J: On va proposer ça à Public, quand ils feront un truc sur les auréoles des stars qui transpirent.

[Moi, la tête rentrée dans les épaules, en apparté: ça y est, j'ai touché le fond, je ne pourrai plus jamais dire que je suis photographe]

------

Voilà comment on peut transformer un reportage sérieux en une merde people. Bon, j'ai eu de la chance, finalement, Public ne l'a pas prise, et c'est Ici Paris qui m'a acheté une photo lambda d'Hélène Ségara pour sa page people dans les soirées. Mon honneur est sauf. Et en prime, j'ai de quoi alimenter mes neuveux et nièces en photos inédites de la Star Ac' pour leurs prochains anniversaires (un bel exemple ci-dessous avec Nikos et Elodie).

16_elodie___nikos

Mais surtout, j'ai une photo de moi dans les bras du beau Miguel Bose, et celle-là, je la montre pas...

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21 février 2006

Indécence des médias

L'écoute du journal télévisé de 20h m'est de plus en plus fastidieuse. Et ce n'est pas un problème de chaîne, je les ai toutes essayées. Le Six Minutes de M6 et le 19-20 de France 3 trouvent parfois grâce à mes yeux. Le Six Minutes parce qu'il fait la part belle aux images, qui me semblent souvent moins menteuses que les mots (bien qu'il soit très facile de faire mentir une image...), et surtout parce que son format temporel le contraint à accorder à tous les sujets à peu près le même temps, ce qui contribue indirectement à une certaine objectivité.

Je pense aux personnes qui regardent les infos béates, sans recul critique parce qu'elles ne possèdent pas les connaissances et la culture nécessaires pour avoir ce recul. Ce sont elles la majorité, hélas pour notre pays.

Je me promenais dans Paris aujourd'hui et, pour la première fois, un détail - qui est loin d'en être un - m'a frappée. Avez-vous déjà compté au cours d'une journée à combien de personnes ne parlant pas ou parlant mal français vous avez affaire? Du chauffeur de taxi à la personne dans une administration qui, au final, ne comprennent pas le tiers de ce que vous leur racontez?

Sans parler des statistiques officielles qui chiffrent d'illettrisme en France à 20% de la population. Qu'est-ce qu'elles y comprennent ces personnes-là aux manipulations médiatiques et à la désinformation? Elles gobent tout cru ce qu'elles voient. Et elles votent après ces personnes-là... Finalement, c'était pas si mal les cours d'instruction civique à l'école, même si, à l'époque, je trouvais ça barbant. La vieille réac que je suis trouve que pour avoir le droit de vote, on devrait tous passer un examen au cours duquel on nous demande ce qu'est un parti, une Assemblée, une constitution, et leur histoire en France. Ca devrait exister les recalés du droit de vote. Tant qu'on y est, j'instituerais comme critère éliminatoire la capacité à parler le français pour l'obtention de la nationalité. Ca me met en boule quand je vois des personnes qui sont en France depuis vingt ans, qui ne savent toujours pas faire une phrase en français et qui n'ont pas la moindre envie d'y changer quoi que ce soit.

Enfin, je m'égare du sujet initial de ce post qui était le JT. Levez la main ceux qui en ont marre que le premier gros titre depuis des semaines soit la grippe aviaire alors que personne ne risque quoi que ce soit en mangeant du poulet cuit? Pendant ce temps-là, y'a des gens qui se butent à Baghdad, et ça, on aborde le sujet à 20h25, pendant une minute, avant d'enchaîner sur un sujet sur les skieurs. En attendant, ces connards de journalistes sont en train de couler tout un secteur agricole qui allait déjà mal. C'est pas de l'info, ça.

Moi, j'ai bouffé du boeuf pendant la vache folle, j'ai bouffé du mouton pendant la tremblante du mouton, j'ai fait un bras d'honneur au "foot and mouth" (dont la traduction française m'échappe momentanément), et j'ai acheté trois poulets à congeler hier. Parce que je fais bien le tajine de poulet. Et que j'emmerde l'opinion publique.

Et tant qu'on y est, je suis ravie que l'on n'oublie pas le 4ème anniversaire de captivité d'Ingrid Bettancourt, mais qui songe à parler des trois journalistes prisonniers là-bas et dont personne ne connaît même le nom?

Et le tsunami? Médiatique le tsunami, parce qu'il y avait plein d'Occidentaux en train de faire de la bronzette sur les plages. Mais dans la série catastrophe naturelle, qui parle du tremblement de terre au Pakistan qui a fait à peu près autant morts soit sur le moment soit dans les semaines qui ont suivi? Pas médiatique le Pakistan. Normal, c'est des Arabes, et en plus, ils ont planqué Ben Laden. Et le génocide Rwandais et les gens qui continuent à crever de faim au Darfour, et les horreurs qui ont lieu à Haïti, sous les yeux totalement complices de l'ONU, qui en parle, hein? Vous y pensez-vous en regardant le JT qui les maintient dans un silence royal?

Parfois j'ai honte d'être journaliste. Pourtant les bons journalistes, honnêtes, éthiques, ça existe, j'en ai rencontré. Mais pour un journaliste digne de ce nom, il y en a dix qui me donnent envie de vomir.

Un jour, dans un autre post, il faudra que je vous raconte un peu comment ça se passe, les dessous de tout cela, en quelques exemples édifiants issus de ma propre expérience.

En attendant un monde meilleur, les agences filaires (AFP, AP, Reuters) fournissent par l'entremise de leurs dépêches une information brute, non commentée et, par conséquent, pratiquement pas biaisée. De plus, elles accordent en général la même importance à toutes les infos et ne laissent pas dans l'obscurité la moitié des pays du globe. Pour avoir accès à cette information, il suffit de cliquer sur les fils RSS des agences dans la colonne de droite de ce blog... Rendez-vous service, regardez l'info autrement.

Bon, c'est la fin du coup de gueule du jour, vous pouvez reprendre une activité normale...

Posté par blogdifferent à 08:57 PM - Presse-purée - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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