18 octobre 2008
Statistiques agrégatives
Cela avait été évoqué discrètement dans un coin de ce blog il y a quelques mois: cette année, je retourne user mes pantalons sur les bancs de l'université pour passer le CAPES externe d'anglais et, comme l'ambition me rend légèrement maso, l'agrégation externe d'anglais.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que les années à concours sont épuisantes, démoralisantes, inhumaines.
Petit aperçu:
- Nombre de matières à l'agrégation: 15
- Nombres d'œuvres complètes au programme de littérature: 7
- Nombre de siècles d'histoire au programme de civilisation: XXème siècle américain, XVIII-XIXème siècles anglais [Toutes les dates sont à connaître par cœur]
- Nombre de fois où j'ai fait de la linguistique, de la phonologie et de la didactique au cours de ma vie: 0
- Nombre de jours où j'ai cours par semaine: 3
- Nombre d'heures de cours en 3 jours: 24,5 heures
- Nombre d'heures de pause dans ma journée de 8h de cours le mardi: 20 minutes
- Horaires de cours du mercredi: 8h30-18h30
- Heure à laquelle je me lève le matin: 6h30
- Temps de trajet: 1h aller simple, donc 2h par jour
- Pourcentage de fois où j'ai fait ce trajet intégralement debout serrée comme une sardine: 80%
- Nombre de jours où je travaille par semaine: 7/7
- Nombre d'heures de (mauvais) sommeil par nuit: trop peu pour compter
- Durée de l'épreuve de dissertation à l'agrégation: 7h
- Nombre de blocs Rhodia A4 écrits recto verso utilisés par semaine: 1
- Nombre de bics vidés en 3 semaines: 3
- Nombre de gros classeurs à levier remplis en 3 semaines: 1
- Nombre de semaines restantes avant les vacances de Noël: trop déprimant pour compter
- Nombre de dissertations à rendre: 2 par matière + 1 thème par semaine + 1 version par semaine + des exercices de phonologie et de linguistique
- Nombre de livres critiques à lire par œuvre au programme: 2 minimum
- Nombre de pages de lecture aimablement suggéré par les profs en plus de nos heures de cours: 50 pages/jour.
- Nombre d'heures de cours par semaine où je comprends un mot sur deux: 2h (linguistique)
- Nombre d'heures de cours par semaine où j'ai envie de me tirer une balle: 2h (linguistique) + 1h (phonologie)
- Nombre de cafés pris quotidiennement en temps normal: 0-1
- Nombre de cafés requis pour garder les yeux ouverts depuis le début des cours: 3-4
- Vie sociale prévue dans les mois à venir: Ø
Ces statistiques seront reconduites.
16 octobre 2008
Le pays où l'on n'arrive jamais
Mon rêve se déroulait sur une île française, oubliée de tous, sorte de pays où l’on n’arrive jamais, d’utopie uchronique, une île verdoyante nichée dans un bras de fleuve. Il s’ouvrait sur une double péripétie: deux de mes ex, O et G, me déclaraient successivement qu’ils m’aimaient toujours. Hormis cette déclaration, O n’apparaissait plus dans la suite du rêve, réduit à la portion congrue de figurant.
Dans la réalité des faits, je ne peux nier qu’O est le seul de mes ex pour lequel je nourris encore certains sentiments (mais je suis absolument lucide sur le fait qu’aucune issue favorable ne serait possible dans ce domaine-là, nous sommes trop cruellement incompatibles). Disons juste que je suis toujours sous le charme de son intellect brillant, de ses yeux de biche et de son humour ravageur, tout en n'étant absolument pas dupe dudit charme. En revanche, tout est bien fini avec G et je n'entretiens aucun regret à cet égard. Bizarrement, dans le rêve, G avait l’apparence physique de G, mais le ressenti qu’il m’inspirait me fait dire que c’était quelqu’un d’autre que G. Il y avait un sentiment inaccoutumé de plénitude entre nous. G m’emmenait en barque sur l’île pour y passer une journée romantique.
L’île était couverte d’arbres. Puis, soudain, changement de décor, la forêt cédait place à des collines verdoyantes. On montait par une petite route sinueuse et l’on parvenait à la place d’un hameau. Il y avait une église, des petites maisons désuètes et charmantes, certaines à colombages, et une large entreprise de marbrerie de pompes funèbres sur deux étages, étalant ses baies vitrées. J’en m’en étonnai et puis me fis la réflexion que, sur cette île oubliée, ce devait être le seul commerce lucratif. On gravissait encore la route sinueuse jusqu'à atteindre les ruines somptueuses d’un château. G me disait que c’était un château de Louis XIV. Grandioses ruines d'un passé absolutiste révolu : sauvages, dentelées, peuplée de choucas. Je me sentais privilégiée de découvrir ce fragment oublié d’histoire de France.
Ensuite, coq-à-l’âne typique des rêves : disparition du thème sentimental, je retourne sur l’île avec ma mère et ma tante pour la leur faire visiter et, plus particulièrement, pour leur faire découvrir le château.
Fin du rêve.
En m’éveillant, j’ai tout d’abord trouvé qu’il était merveilleux, j’étais grisée par cette île sauvage et oubliée du temps offerte par mon imaginaire. Plongée dans une sorte d’extase ravie. Qui a rapidement cédé le pas à un sentiment d'inquiétante étrangeté...
10 octobre 2008
And the winners are...
Sans surprise, ex aequo:
Marylène pour www.photographerontheroad.com / www.photographsontheroad.com / www.photographyontheroad.com
et
la personne ayant proposé www.lostinphotography (hélas, le .com n'est pas disponible, utilisé par un Australien qui n'a pas de site actif dessus et ne répond pas aux mails, grrrrrr. Le .net et le .org sont en revanche disponibles mais me plaisent beaucoup moins)
J'avoue que j'hésite encore sur lequel des cinq, précisément, je vais réserver.
En attendant, Marylène, il me faut tes coordonnées pour l'envoi du prix! [mail at blogdifferent point com]
Et merci à ceux qui ont participé et se sont prêtés au jeu!