30 janvier 2008
Thirty something vs. twenty something
Un épisode de Sex and the City m'a fait m'interroger sur ce que la trentaine pouvait avoir de supérieur à la vingtaine. Et j'ai trouvé! Alors voici dix raisons de rassurer les plus jeunes de mes lecteurs sur le passage de ce cap.
- La vie des trentenaires n'est pas plus parfaite, mais à trente ans, on est nettement mieux dans ma tête.
- On sait aussi beaucoup plus rapidement ce que l'on veut. Et par extension, ce qui vous va dans un magasin. Finies les longues heures d'essayages infructueux, vous foncez direct vers la taille adaptée, la bonne couleur et la forme idoine. Vous avez découvert ce qui vous mettait en valeur. Ca marche aussi pour les coiffures hideuses, les jobs ineptes, et deux ou trois modes que vous préféreriez oublier.
- Par extension, ça s'applique aussi aux hommes. Ce n'est pas qu'on est plus douées pour les choisir, c'est juste qu'on est lucide plus rapidement quand on s'est trompées. Et parfois, même, on ne se trompe pas deux fois.
- Quand vous téléphonez à vos amis, vous ne tombez plus sur leurs parents. En revanche, vous n'êtes pas à l'abri de tomber sur leurs enfants.
- Les rides, c'est sexy. Suffit de voir les têtes de monstres de Catherine Deneuve, Juliette Greco et Liza Minnelli depuis qu'elles se les sont faites retirer, retirer, retirer, retirer, retirer. Bon sang, mesdames, vous étiez si jolies, vous auriez fait de si vénérables femmes mûres, qu'est-ce qui vous a pris? Whatever happened to ageing gracefully?
- Les hommes de votre entourage ont appris à se servir d'un micro-ondes, parfois même d'une casserole. Quelques cas isolés maîtrisent le coq au vin. D'autres, moins isolés, se contentent de le déguster.
- Au lit, c'est incomparablement mieux. C'est toute la différence entre "sortir avec des garçons" et faire l'amour à des hommes. Entre "avoir un petit copain" et prendre un amant. Le champ sémantique s'élargit avec la décennie, proportionnellement à votre imagination et à l'horizon de vos possibles.
- Il y a dix ans, on s'éparpillait dans le superficiel; aujourd'hui, on vise l'essentiel. Avec sagesse.
- C'est vrai que maintenant on met une semaine à se remettre d'une nuit blanche, alors qu'à dix-huit ans, on en encaissait deux ou trois d'affilée sans trop sourciller. Mais on n'en apprécie que mieux son lit douillet. Surtout quand on s'est payé le roi des matelas.
- A vingt ans, on est persuadé qu'on peut être amis avec tout le monde; à trente, on se sait chanceux d'avoir ne serait-ce qu'une poignée d'amis loyaux.
Ca ne vous donne pas envie de prendre de la bouteille tout ça? Dans six ans, promis, je rempile et je vous dis tout ce qui est mieux sur la quarantaine. A moins qu'un lecteur ne veuille s'y coller? A bon entendeur...
25 janvier 2008
A l'Ouest rien de nouveau
Je me suis enfin décidée à démonter le sapin hier. J'avais laissé les décorations d'Halloween un bon mois et demi aussi. C'est drôle, finalement, j'ai du mal à lâcher prise avec l'ambiance festive ces temps-ci. Disons la vérité, mon chez moi paraît aussi plus joli quand il clignote de mille feux. Pour la peine, je croix que je vais aller m'acheter une guirlande lumineuse chez Habitat, histoire de me sevrer progressivement.
C'est gentil de me souhaiter une année orgasmique, c'est vrai que côté confiture amoureuse, c'est un peu plat ces temps-ci. Enfin, trois ex m'ont souhaité mon anniversaire, c'est toujours ça. D'ailleurs, je viens de recevoir un e-mail plus que tendancieux de l'un deux, j'ai bien l'impression qu'il pense à moi. D'autant qu'il vient de se séparer de sa copine. J'aimerais bien que les pensées qu'il nourrit pour moi en ce moment soient autre chose que conjoncturelles et de nature "rebond sentimental"...
C'est bien la seule personne de mon passé affectif avec laquelle je pourrais peut-être encore avoir un avenir (sous moultes réserves). C'est aussi le seul homme dont on m'ait jamais dit (récemment, oserais-je le préciser) qu'ensemble, nous dégagions un sentiment d'évidence et d'union.
Et puis il vient de m'inviter à lui rendre visite au Kosovo. Tentant, non?
21 janvier 2008
Happy Blog Birthday to me... again
Aujourd'hui, c'est un jour spécial parce que... parce que...?
Non, pas parce que j'ai encore trois jours de retard sur la remise de mes articles.
Aujourd'hui, depuis exactement 1 minute, le blog a trois ans, et moi j'en ai 34...
3+4=7 : 34 ans, l'âge de raison? 3 ans, le blog est devenu une Trinité virtuelle?!
Tiens, cette année, cela tombe un lundi, et je suis née un lundi. Mais je crois que j'avais déjà parlé de cette histoire du Buddha du lundi. 34 ans, l'âge de la répétition?
Une journée entière à me faire souhaiter des choses merveilleuses... chouette! Bon, alors, lequel de mes lecteurs s'y colle le premier?? ^_^
19 janvier 2008
Limelight
[Live from
your correspondent en salle V]
J’ai retrouvé les odeurs familières de la BNF, son calme de ville fantôme lorsqu’on est parmi les premiers à la pénétrer, à troubler l’épaisseur de son silence de bon matin. La moquette terre de Sienne brûlée dont la densité feutrée semble avaler le bruit de vos pas, les lampadaires aux formes contemporaines et abstraites comme autant de gardiens hiératiques de son savoir. Je ressens une ivresse joyeuse à chaque fois que je reviens ici, que je pousse les lourds battants métalliques qui ouvrent sur un royaume que l’on ne soupçonnerait pas depuis les escalators cernés de béton qui y conduisent.
Cela faisait deux ans, déjà.
Je puise dans les notes du passé pour l’écriture de deux articles et me découvre rouillée, bouche bée de ce que j’étais capable d’écrire jadis dans l’intensité de l’effort. Cela me paraît loin, une terre mentale à reconquérir.
Je suis heureuse de la compagnie de Julia. Je la regarde lire à mes côtés. Il y a de la sérénité à puiser dans l’effort groupé.
16h, Julia est partie, je suis restée. Je me suis promis de faire la fermeture. Avant, je faisais toujours la fermeture. Je me faisais même gronder aux vestiaires, bonne dernière.
Pause café. C’est le troisième de la journée, je commence à sentir la fatigue, je lutte. Je laisse un message sur le répondeur de Yannou : « Dis, au bout de combien de cafés on se sent réveillé à la BNF ? » Un mystère dont je n’aurai sans doute la clef que de retour chez moi, courant désespérément après mon sommeil en fuite à trois heures du matin.
Je fais deux fois le tour du chemin de garde de ce stade de rugby en forme de puits végétal dans l’espoir que l’activité physique ressuscite quelques-uns de mes neurones.
Assis sur les marches devant les salles de
pause, des lecteurs hagards me regardent passer avec les yeux vides et
globuleux des vaches qui font du trainspotting. Dans trois heures, je leur
ressemblerai.
18 janvier 2008
SOS Nerd / Geek / C3PO / R2-D2 / E.T. téléphone maison
[Petite annonce: mode /ON]
Si vous êtes brun à forts triceps
Si vous aimez les nouveaux systèmes de publication sur le web (SPIP, WordPress) et/ou que le Flash n'a plus de secret pour vous, vous m'intéressez.
C'est pas que je suis une brelle intégrale en ActionScript 2.0, mais presque (l'occasion de vérifier l'orthographe du mot brelle, merci les Sarthois).
Et c'est pas que je suis nulle au point de ne pas piger les bases de SPIP et Wordpress, c'est juste que je veux bidouiller les versions existantes pour améliorer deux de mes sites déjà en ligne, et que les conseils sibyllins donnés par les nerds sur les forums nerd-friendly, ça requiert d'être nerd-compatible et je me rends compte que, toute nerd que je crois être, j'ai mes limites. Nobody's perfect.
Bref, si une bonne volonté se manifeste, elle sera créditée comme co-webmaster/webmaîtresse de mes sites et si vous êtes vraiment doué(e), je suis même disposée à payer une somme raisonnable (n'oublions pas que je suis fauchée) pour quelques cours, au vu de ma grande nécessité.
Merci par avance de toute obole temporello-informatique que vous pourriez faire à BD.
01 janvier 2008
Résolutions 2008
Tout d'abord, j'ai pris une décision, façon méthode Coué. 2007 ayant globalement constitué pour moi une année à oublier, j'ai décidé, manu militari et ex nihilo, que 2008 serait u n e a n n é e f o r m i d a b l e. Un point c'est tout.
Pour abonder dans ce sens, j'ai décidé pour 2008 d'être très heureuse et par conséquent de ne pas me gâcher la vie avec des résolutions culpabilisantes comme en 2007. Parce que, finalement, les résolutions n'ont de finalité que si l'on tire un plaisir de les avoir réalisées.
Voici donc mes fraîches résolutions pour 2008:
- En rangeant, je suis récemment parvenue au constat navrant que j'avais accumulé pas loin de 400 magazines dans mes placards, allant de l'édition américaine de Cosmopolitan jusqu'au Monde2 en passant par quelques années d'abonnement à National Geographic, Géo, Télérama, Réponses Photo, Le Photographe, Architectural Digest, et je vous passe le reste. Bref, il est temps de faire de la place. Donc ma résolution, c'est de lire, découper, archiver un magazine par jour. Ce qui, si je m'y tiens même un peu, devrait avoir libéré quelques étagères d'ici la fin de l'année.
- Dans cette même optique, je vais me contraindre à coups d'auto-bottages de fesses à terminer de vider, classer et informatiser au besoin: a) une abominable caisse contenant des papiers vieux de jusqu'à 15 ans et que j'ai toujours déplacée et enfouie en remettant au lendemain son classement, une honte, et j'ai décidé que je ne traînerais pas ce foutoir passéiste en 2008; b) une caisse de documents sur les catacombes et souterrains que je dois scanner pour ma base de données; c) une caisse de documents sur le Rocky Horror Picture Show et sur Buffy, issue de mes recherches en cinéma, également à trier, scanner, et donner à mes potes collectionneurs une fois scannée pour contribuer à leur bonheur névrotique; et d) argghhhh, maintenant que j'ai investi dans un Palm(ipède?) dont je suis rapidement devenue inséparable, une énorme boîte à chaussures débordant de cartes de visites ainsi que mes carnets d'adresses antédéluviens.
- Vendre ma collection de parfums de gamine sur Ebay (je recule depuis trois ans devant la pénibilité de l'exercice, alors que cette opération pourrait sans doute me faire gagner une paire de centaines d'euros).
- Continuer à rentabiliser ma carte UGC Ciné-Cité (en 2007, j'ai enfin abusé d'UGC-MK2, après les avoir engraissés honteusement en 2005-2006), le seuil de rentabilité se situant à environ 28 films par an (j'en ai vu 36).
- Continuer le yoga.
- Refaire au moins une fois de l'équitation pour arrêter de baver d'envie à chaque fois que je vois passer un cheval.
- Repeindre mon armoire-débarras.
- Trier mon armoire de fringues: à force de ne pas trier, je commence à avoir du mal à la fermer (ce que l'histoire ne précise pas, c'est qu'il y a des trucs si vieux dedans qu'ils pourraient presque dater leur humble propriétaire au carbone 14).
- Commencer à refaire ma salle de bains (je la referais bien entièrement, mais le plombier m'a annoncé une facture de 3.000 euros, donc j'ai décidé par la force des choses d'être raisonnable).
- M'offrir une journée de bien-être (massages, hammam ou autre), parce que se faire papouiller, c'est important dans la vie.
- Refaire intégralement mes aquariums et ne pas les négliger honteusement jusqu'à ce que l'eau croupisse comme en 2007.
- Le permis de conduire.... hem hem hem... si je veux.
- Faire réparer mon ordinateur portable.
- Arrêter de multiplier les fichiers sur cinq ordinateurs différents et gérer un peu mieux mes sauvegardes.
- Copier tous les dvds et les RENDRE avant d'avoir complètement oublié qui me les a prêtés.
- Visiter une expo tous les deux mois minimum, hors Visa pour l'Image (où j'en vois une trentaine en moins d'une semaine).
- Jouer au loto de temps en temps pour le plaisir de rêver que je peux être riche.
- Et pour travailler à mon bonheur, j'ai décidé de faire ce qu'il fallait pour rire un peu tous les jours. En effet, frappée par les résultats d'une étude officielle (ne me demandez plus la source) qui stipule qu'en France l'on rit environ 30% de moins par jour qu'il y a vingt ans, j'ai décidé à moi toute seule d'entreprendre de démonter la statistique nationale. Et ça marche! Déjà trois fou-rires aujourd'hui (merci aux Années collège de Kek et à ses premières amours qui sentent la colle Cléopâtre et à mon irrepressible toxico-dépendance actuelle à La vie tout à fait fascinante de Pénélope Jolicoeur, le tout à lire de bout en bout sans s'arrêter).
Ah, et puis, souhaiter une bonne année à mes lecteurs.