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(Of course, any resemblance to the names, character, or history of any person is coincidental and unintentional...) (Bien sûr, toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé ne serait que pure coïncidence...)

27 juillet 2007

Rien de nouveau sous le soleil

Déjà un mois jour pour jour que je ne vous donne pas de nouvelles. Je ne sais pas si ce sont les vacances, mais c'est fou comment en un mois on peut chuter de 170 visites/jour à à peine 40... On penserait qu'avec les 185 posts accumulés depuis sa naissance, les lecteurs auraient quand même matière à Googler, chercher, trouver, etc. Mais non, apparemment pas.

Contrairement à ce qu'annonce le titre, il s'est passé beaucoup de choses ce dernier mois. Mais c'est l'impression de stagner dans ma vie en général et de jouer au serpent qui se mord la queue en particulier qui a motivé l'autodérision du titre. Parce qu'au fond, même si je bouge, j'ai toujours pas de boulot ni de mec. M'enfin bon.

Côté culture:

  • L'immense et inoubliable soirée de première du film Pixar Ratatouille, le 29 juin, sous le pont Alexandre III, avec tous les dirigeants de Pixar qui me sont tombés dans les bras (j'étais conseillère technique sur le film. Hélas, la partie dont je me suis occupée est passée à la trappe du montage lors du remplacement du réalisateur initial par Brad Bird). Résultat, je suis citée à la fin au lieu d'avoir un titre ronflant en milieu de générique comme Roberto!! Occupational hazard comme on dit. Mais bon, c'est quand même sympa d'avoir son nom au générique d'un film de cette envergure, je suis assez fière.

  • Un peu d'opéra, Le Viol de Lucrèce. Je ne suis pas fan de la musique dissonante de Benjamin Britten, mais j'ai apprécié la performance convaincante des chanteurs, ainsi que la qualité des décors. C'est pas tous les jours qu'on vous fait un éclairage à la lampe Pigeon sur scène. 

  • Le vernissage de Vivants, l'exposition collective organisée par Yann Arthus-Bertrand sur les quais au niveau de la Tour Eiffel, qui traite des menaces écologiques, de la disparition des espèces et des solutions de développement durable. Photos splendides (je suis repartie avec deux beaux tirages dédicacés), pincements au coeur devant cette tragédie et éclats de rire devant la photo des singes qui se roulent une pelle. Je recommande à tous cette merveilleuse expo.

Vivants

  • L'expo Eugène Atget à la BNF site Richelieu. Photos de 1890 à 1910 environ d'un Paris disparu que l'on redécouvre bouche bée. Du vendeur ambulant d'abat-jours au magasin de chaussures qui n'offrait qu'un seul modèle de bottine (il y avait une vie avant la mode...), de la prostituée rondelette boutonnée jusqu'au cou et sans chair apparente, jusqu'à l'étroite rue de Rennes pré-haussmanienne, par laquelle on pénétrait par une porte surmontée d'un dragon (et tout à coup, l'on sait pourquoi la rue du Dragon porte ce nom)...

  • Mon ami Max de Milan m'a rendu ma récente visite en passant une semaine chez moi.

Côté maison:

  • J'ai repeint mon couloir: première couche avec Max, seconde avec un copain peintre parce que je n'en pouvais plus. Mon couloir fait moins de 3 m², mais j'ai passé plus de temps à peindre ses recoins qu'à peindre les murs rectilignes des 20 m² de ma pièce principale. Bref, maintenant, à la place du blanc cassé jauni et grisé d'origine, il y a deux murs et le plafond d'un blanc flamboyant, et deux murs vieux rose, pour rester dans l'esprit du camaïeu un peu zen qui existe chez moi, dans les prune-violet. La porte d'entrée, qui était recouverte d'une sorte de contre-placage imitation faux bois que je trouvais hideux, a reçu trois couches de blanc et semble avoir ainsi doublé la surface de la pièce tout en l'éclairant. Les portes coulissantes d'origine, sur le placard de l'entrée, que j'espérais remplacer un jour de grâce financière par des portes coulissantes en bois massif car elles sont aussi faites dans le contre-plaqué le plus qualitativement faible qui se conçoive et qui me fait horreur, me sont devenues acceptables dans cet aimable vieux rose qui en masque la texture peu flatteuse.

  • Au jardin, j'ai commencé la création de plates-bandes. Sacré boulot: bêchage, binage, nettoyage... Le tout sur de la terre argileuse tassée et sèche et jamais retournée depuis dix ans. J'ai le dos en compote. J'en ai fait trois hier et il m'en reste quatre à faire. J'ai planté des capucines (vivaces, multiplicatrices, odorantes et fleurs comestibles en salade: tout pour me plaire), des campanules, des osteospernum (sortes de marguerites, hélas, je ne suis pas sûre qu'elles passeront l'hiver) couleur thé et couleur argent, très originales; une pivoine arborescente couleur rose, des potentilles "Miss Willmott" (délicates fleurs rouges), quelques aromates.

Côté boulot:

  • J'ai fait mes premières photos au Peleng Objektiv Fisheye 8mm. Pas encore eu le temps de les dé-fisheyiser via Panorama Tools ou un applet Photoshop quelconque pour voir ce que ça pouvait rendre en format panoramique. Vu le temps maussade, je n'ai pas encore testé mon 105mm macro en photos de fleurs et d'insectes. Quoique, hier, j'ai repéré une mini-mygale toute jolie dans mon jardin et si je la revois, je l'immortalise.

  • Mon cousin graphiste et animateur de haut vol m'a donné un cours de retouches professionnelles complexes sur Photoshop. Ce logiciel est époustouflant. Je l'utilise depuis des années, et je suis loin d'être informatiquement empotée, et pourtant lorsque l'on voit la complexité de certaines fonctions proposées, il y a de quoi être estomaquée. On comprend qu'il soit de fait le meilleur logiciel photo sur le marché. Il faut que j'investisse dans une tablette graphique premier prix.

  • Je viens d'ouvrir un compte sur un site photo professionnel de renom, qui regroupe 14.000 photographes parmi les meilleurs du monde. 400 euros d'adhésion annuelle, mais il faut espérer que mes ventes les couvriront (il y a une plate-forme marchande sur le site que tous les éditeurs photo consultent désormais, tant le site est devenu un passage obligatoire). Comme dirait Yannou, c'est dur de devoir payer pour travailler, mais dans ce métier, je crois qu'il n'y a que ça à faire.

  • Avec trois collègues, nous sommes en train de monter un magazine gratuit sur l'art. Je suis la rédactrice en chef. On doit produire le numéro zéro pro bono et faire le tour des régies publicitaires avec l'espoir d'en décrocher une, qui nous permettrait de faire un vrai lancement. En gros, ça passe ou ça casse. Il ne s'agit pas du même projet de montage de magazine que j'avais évoqué il y a quelques temps. Celui-ci est plus tangible, mais j'avoue qu'après tant de coups de massue sur la tête, je ne trouve pas tellement le courage d'y croire. Et puis à force de bosser pour des nèfles, je commence à faire un vrai blocage sur tout ce qui n'est pas activité rémunérée.

  • J'ai laissé passer ma chance de publier un super article sur les squats à Genève, que j'ai couverts, et qui viennent d'être évacués manu militari. Le Monde a fait un gros article dessus. Je ne sais pas si ça me console de savoir que j'avais eu le flair de faire un reportage sur eux, étant donné que je ne l'ai pas vendu. Enfin... je téléphonerai quand même à Libé lundi histoire de me faire jeter en entendant que j'ai loupé l'actu...

  • Après m'avoir fait mariner trois mois dans l'attente d'une réponse, l'agence photo a décliné ma candidature.

  • Je continue mollement à postuler pour des jobs.
  • Il faut que je mette des centaines de photos en ligne sur mon nouveau compte photo dans l'espoir de les vendre. Un boulot monstre en perspective, à effectuer avant le 2 septembre, date présumée de mon départ pour Visa pour l'Image.

  • Je n'ai toujours pas rappelé Bloomberg, et je n'ai pas non plus installé mon MacBook pour pouvoir traiter les photos, ni fait la migration des mes milliers de données, ni fait de sauvegarde de mes photos depuis des lustres (150 Go, ça commence à faire réfléchir quand on doit faire des sauvegardes).

  • Je ne me souviens pas si je l'ai déjà dit, mais le magazine d'Amérique Latine pour lequel je bossais depuis quatre ans m'a lâchée, plus de crédit pour payer mes photos.

  • Tout ça pour dire, je continue de déprimer ferme question boulot. Ce qui n'aide pas mon ulcer.

Côté coeur:

  • Je me suis rarement sentie aussi frustrée que ces temps-ci.
  • Mon syndrôme estival récurrent "j'suis toute seule à Paris" bat son plein.
  • Ce n'était peut-être pas le meilleur moment pour m'enfiler l'intégrale d'Ally McBeal que je viens d'acheter. Parce qu'entre les masturbations intellectuelles de l'héroïne chroniquement célibataire et tous les personnages qui se lamentent de ne pas être là où ils l'espéraient quand ils étaient plus jeunes, ça n'aide pas mes moulinages de cerveau personnels. Je devrais peut-être retenir le fishisme de Richard Fish qui dit: "Ne pas se demander aujourd'hui où je serai dans vingt ans, c'est le meilleur moyen de ne pas être déçu dans vingt ans."
  • Je crois que j'ai fait une grosse bourde. Au point que ça vous vaudra un post entier à venir.

Alors voilà, entre les moments où j'étais débordée et où je n'avais pas le temps d'écrire, et ceux où j'avais tout le temps mais un moral à me tirer une balle, j'ai fait l'impasse sur la communication...

Et vous, chers lecteurs, quoi de neuf dans vos vies?

Posté par blogdifferent à 12:16 PM - Un peu sur moi - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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